Bitam : la mort d’une fillette de 2 ans après ingestion de raticide relance le débat sur la sécurité domestique
La fillette de deux ans décédée Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Le drame survenu récemment au village Batouri, dans le département du Ntem (Bitam), remet en lumière les risques liés à la manipulation et au stockage de produits toxiques dans les habitations. Une fillette de deux ans, identifiée comme Léonie Kum, a perdu la vie après avoir ingéré du raticide, selon des informations concordantes de sources policières.
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D’après les premiers éléments de l’enquête, la substance toxique aurait été versée sous une table par la colocataire des parents de l’enfant. C’est dans ces circonstances que la petite fille aurait accidentellement consommé le produit. Peu après, elle a présenté des symptômes inquiétants, poussant ses parents à la conduire en urgence à l’infirmerie du village.
Face à la gravité de la situation, le responsable de la structure sanitaire a décidé de son transfert vers l’hôpital départemental. Malgré la prise en charge médicale et les soins intensifs prodigués, l’enfant n’a malheureusement pas survécu.
Saisie de l’affaire, la brigade de gendarmerie de SIAT Gabon a ouvert une enquête qui a conduit à l’interpellation de la présumée responsable. Présentée devant le parquet d’Oyem, la suspecte a été placée sous mandat de dépôt à la prison centrale de la capitale provinciale du Woleu-Ntem, en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Au-delà du fait divers, cette tragédie pose une nouvelle fois la question de la sécurité domestique et de la vigilance autour des produits dangereux dans les foyers. Les spécialistes de la santé publique rappellent régulièrement que les substances toxiques, notamment les raticides, insecticides ou produits ménagers chimiques, doivent impérativement être conservées hors de portée des enfants.
Dans un contexte où les accidents domestiques impliquant des enfants restent fréquents, ce drame souligne l’importance de la sensibilisation des familles aux règles élémentaires de prévention. Car bien souvent, quelques gestes de précaution peuvent suffire à éviter l’irréparable.