Le poulet de chair (Internet) Credit:© 2026 D.R./Le Radar
L’année 2027 s’annonce comme un tournant majeur pour la filière avicole au Gabon. À l’approche de cette échéance, fixée pour l’interdiction de l’importation du poulet de chair, les autorités affichent leur volonté de transformer en profondeur le secteur et de renforcer la souveraineté alimentaire du pays.
Dans ce contexte, la montée en puissance de la production locale apparaît comme un impératif. Elle devra permettre de couvrir la demande nationale, aujourd’hui largement satisfaite par les importations, au prix d’investissements conséquents et d’un accompagnement structuré des acteurs de la filière, afin de produire les volumes nécessaires pour répondre aux besoins du pays et relever ce défi.
Pour les opérateurs avicoles nationaux, cette réforme représente une opportunité de développement sans précédent. Mais elle suppose également la mise en place de capacités de production solides, ainsi qu’un soutien technique et financier adapté.
Parmi les projets structurants figure celui du groupe guinéen SONOCO, reçu par le Chef de l’État, et qui ambitionne de produire plus de 15 millions de poulets de chair par an. Selon ses responsables, cette production permettrait de couvrir l’ensemble des besoins du marché local et de réduire, voire de supprimer, les importations de produits avicoles surgelés, qui pèsent lourdement sur la balance commerciale du pays.
Lors du Conseil des ministres du 30 mai 2025, le gouvernement a confirmé l’entrée en vigueur de l’interdiction de l’importation du poulet de chair à compter du 1er janvier 2027. Cette mesure vise notamment à stimuler l’entrepreneuriat local, réduire la dépendance aux importations , estimées à près de 897 millions de dollars par an et améliorer la qualité du poulet consommé par les ménages gabonais.