Libreville : l’accès à l’eau demeure problématique dans plusieurs quartiers, le cas d’Awendjé en illustration
L’accès à l’eau potable demeure une difficulté récurrente dans plusieurs quartiers de Libreville. Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Depuis quatre jours, les habitants du quartier Awendjé, au niveau de la station EPI, sont privés d’eau potable. Face à cette situation, de nombreux résidents sont contraints de parcourir de longues distances pour s’approvisionner.
Hier, notre équipe de rédaction a constaté la présence de femmes et d’enfants munis de récipients, au bord de la route, en train de puiser de l’eau provenant d’une fuite d’eau dans un canal.
Une image du canal
Les personnes rencontrées ont toutefois refusé d’être filmées, tout en acceptant de témoigner sous couvert d’anonymat.
« Nous habitons derrière ici. Cela fait quatre jours que nous n’avons pas d’eau. On nous a dit qu’il y en avait ici, c’est pourquoi nous sommes venus » , a confié une habitante.
L’accès à l’eau potable demeure une difficulté récurrente dans plusieurs quartiers de Libreville et de ses environs.
Un enfant rencontré sur place explique :
« Nous utilisons cette eau uniquement pour nous laver, faire la lessive et la vaisselle, mais nous ne la buvons pas. »
Une déclaration qui soulève néanmoins des interrogations quant aux conditions réelles d’utilisation de cette eau au sein des familles.
« Il y a un papa qui nous a donné un seau pour puiser de l’eau » , a-t-il ajouté.
Dans plusieurs quartiers de la capitale, de nombreux habitants affirment attendre les pluies afin de collecter de l’eau, faute de solutions fiables et durables. D’autres se tournent vers les forages ou les puits, où le bidon de 20 litres est vendu à 100 FCFA, tandis que les petits contenants coûtent environ 50 FCFA.
Une autre image du lieu
L’approvisionnement en eau potable demeure également irrégulier dans certains secteurs. À Plein Ciel, dans le 5ᵉ arrondissement de Libreville, l’eau distribuée par la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) ne serait disponible qu’une à deux fois par semaine, selon plusieurs habitants.
Pourtant, le Gabon figure parmi les pays d’Afrique centrale bénéficiant d’importantes précipitations annuelles. Malgré ce potentiel hydrique, l’accès à l’eau potable continue de représenter un défi majeur pour une partie de la population.
