Gabon : Sylvia Bongo et Nourredin Bongo Valentin contre-attaquent la justice gabonaise et s’attaquent au Procureur Eddy Minang
Sylvia Bongo et Nourredin Bongo Valentin Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Condamnés par contumace à 20 ans de prison et une forte amende à payer pour crimes économiques contre l’État gabonais, en 2025, Sylvia Bongo, ex Première Dame et son fils Nourredin Bongo Valentin, alors Coordinateur général des affaires présidentielles, ont décidé de contre-attraquer. Non pas pour clamer leur innocence dans les faits reprochés, mais en s’attaquant au Procureur des peines, Eddy Minang.
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Lors du procès au révélateur de la « Young Team », le haut magistrat avait requis de lourdes peines à l’encontre des fugitifs de Londres.
Refusant de comparaître, Sylvia et Nourredin étaient à la tête de la nébuleuse dénommée « Young Team » qui, de 2020 à 2023, a organisé à vaste échelle des détournements massifs de fonds publics et de malversations au sommet de l’État.
Une escroquerie aujourd’hui estimée à plus de 4400 milliards de francs cfa. À travers leurs conseils, Sylvia et Nourredin ont délibérément choisi de s’attaquer aux autorités judiciaires gabonaises. Dont l’objectif connu vise davantage à détourner l’attention des gabonais sur les crimes financiers commis contre le pays.
En effet, dans ce scénario macabre et loufoque des prétendus avocats français de Sylvia et de Nourredin, il est fait reproche au magistrat Eddy Minang son implication trop osée de Ministère public dans un procès à scandales qui a révélé au monde entier une mafia organisée au sommet de l’État gabonais et dont l’ex Première Dame et son fils ce sont révélés maîtres dans l’art et de triste réputation.
Le Procureur Eddy Minang
Dans un profond réquisitoire, le Procureur avait effleuré les faits de l’agression criminelle d’un groupe d’individus contre un État privé de ses ressources en démontrant la l’étendue du désastre de la toile de prédation tissée par Sylvia et Nourredin.
Intransigeant et intraitable, le magistrat Eddy Minang s’est activé pour que la justice soit rendue dans la plus grande célérité dans la plénitude de sa rigueur.
Quatre ans durant, profitant de l’état de santé du Président de la République, Ali Bongo à l’époque, Sylvia Bongo et Nourredin ont organisé en bande des détournements massifs de de fonds publics et de malversations financières au sommet de l’État.
Lors du procès de novembre 2025 auquel n’ont pas comparu « les fugitifs » de Londres, il a été prouvé qu’ils étaient tous deux les principaux instigateurs de cette gabegie au sommet. Au risque pour certains privilégiés de subir le courroux mère-enfant pour tous ceux qui ne se soumettaient pas à leur volonté.
Qui pourrait s’opposer à celui qui concentre à lui seul l’ensemble des pouvoirs de l’État comme l’ont été Sylvia et son fils. « La jouissance n’a de plaisir que lorsqu’elle est intense ».
Le procès en sorcellerie à l’encontre d’Eddy Minang - un des brillants magistrats gabonais de sa génération issu des prestigieuses Facultés de droit de France - n’aura pas lieu d’être.
Sylvia Bongo et Nourredin Bongo Valentin devraient payer en purgeant leur peine suite au lourd tribut causé à l’État gabonais. Et, au moment où la justice du pays entend mettre tout en œuvre pour leur séjour derrière les barreaux.
Par Thierry Mocktar
