Les autobus de la Compagnie nationale de transport (CNT) Credit:© 2026 D.R./Le Radar
Un mois après l’annonce de leur mise en circulation, les autobus de la Compagnie nationale de transport (CNT) restent stationnés au stade d’Agondjé. Présentée en septembre 2026 comme une étape majeure de la réorganisation des transports publics, la réforme tarde à se traduire dans le quotidien des usagers.
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CNT : un mois après l’annonce, les bus restent à l’arrêt
Née de la fusion-absorption de la Société gabonaise de transport (SOGATRA) et de Trans’Urb, la CNT doit unifier l’offre publique de transport et améliorer les déplacements urbains et interurbains. L’ambition affichée est de proposer un service plus régulier, mieux organisé et accessible au plus grand nombre.
Son périmètre dépasse le transport de voyageurs : la compagnie doit également assurer l’acheminement de marchandises et d’hydrocarbures, ainsi que diverses prestations logistiques. Son plan de développement annonce la création de 1 650 emplois.
Des moyens annoncés, une mise en circulation qui tarde
Le dispositif initialement présenté prévoyait une flotte de 142 autobus neufs, un réseau de 28 lignes et 609 points d’arrêt, notamment dans le Grand Libreville. Sept dessertes interurbaines figuraient également parmi les objectifs de lancement.
Ces moyens doivent permettre de réduire les temps d’attente, de renforcer les rotations aux heures de pointe et de mieux desservir les quartiers. Pour les usagers, leur intérêt se mesurera à la fiabilité des trajets et à la possibilité de rejoindre leur travail, leur établissement scolaire ou leur domicile dans des conditions acceptables.
Mais les véhicules demeurent immobilisés, et les améliorations promises se font attendre.
Un calendrier précis et des explications nécessaires
Quand les autobus seront-ils effectivement mis en circulation ? Quels obstacles retardent leur déploiement ? Quelles dispositions sont prises pour entretenir les véhicules durant leur immobilisation et préparer leur exploitation ?
La CNT et sa tutelle doivent apporter des réponses précises sur le calendrier, les lignes qui seront ouvertes en priorité, les fréquences prévues et les tarifs applicables. Ces informations permettraient aux usagers de savoir à quel service ils pourront réellement accéder.
Dans une agglomération où se déplacer reste une épreuve quotidienne, chaque semaine de retard prolonge les attentes aux arrêts, les dépenses de transport et les difficultés d’organisation des familles.
La création de la CNT suscite une attente légitime. Il reste désormais à la satisfaire. Une réforme du transport public prend tout son sens lorsque les véhicules quittent leur lieu de stationnement pour transporter les usagers.