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Coupures d’eau et d’électricité : l’UDB entre diagnostic et exigence de résultats


Coupures d’eau et d’électricité : l’UDB entre diagnostic et exigence de résultats

Le représentant de L’UDB sur Gabon première le 21 juin 2026 ( capture) Credit:© 2026 D.R./Le Radar

La persistance des coupures d’eau et d’électricité à Libreville et dans plusieurs zones environnantes révèle une crise qui dépasse désormais la simple question des incidents techniques. Face au mécontentement grandissant des populations, l’Union démocratique des Bâtisseurs (UDB), parti au pouvoir, a choisi de prendre position en interpellant directement la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG).

Dans un communiqué diffusé hier sur la première chaîne nationale, la formation politique reconnaît l’ampleur des difficultés qui affectent la fourniture des services essentiels et leurs conséquences sur le quotidien des citoyens ainsi que sur l’activité économique. Une prise de parole qui traduit une volonté de ne pas laisser cette problématique devenir un facteur durable de défiance sociale.

Une crise héritée de fragilités structurelles

Dans son communiqué, l’UDB ne réduit pas les perturbations actuelles à des défaillances ponctuelles. Le parti met en avant des causes profondes, notamment plusieurs décennies de sous-investissements dans les infrastructures énergétiques et hydrauliques.

La vétusté des équipements, l’augmentation continue de la demande, les pertes techniques sur les réseaux et les insuffisances dans la gestion opérationnelle sont présentées comme autant de facteurs qui limitent la capacité de la SEEG à garantir un service régulier.
Le parti évoque également des facteurs aggravants, comme les actes de vandalisme, la fraude et les atteintes aux installations publiques, qui contribueraient à fragiliser davantage un système déjà sous pression.

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La question centrale de la performance publique

Au-delà des contraintes techniques, l’intervention de l’UDB pose également la question de la gouvernance d’un secteur stratégique. La qualité du service public dépend non seulement des investissements réalisés, mais aussi de la capacité des structures responsables à assurer une gestion efficace, transparente et orientée vers les résultats.

En appelant la SEEG à un « sursaut de responsabilité », le parti place désormais l’entreprise face à une obligation de performance : améliorer la continuité du service, renforcer la maintenance des infrastructures et répondre aux attentes immédiates des usagers.

Des investissements importants face à des résultats encore attendus

L’UDB rappelle que des mesures ont été engagées depuis le 30 août 2023 pour accompagner le redressement de la SEEG. Parmi celles-ci figurent une stratégie de restructuration, un contrat d’objectifs et de performance signé en mars 2024, ainsi qu’une mobilisation financière annoncée à plus de 1 000 milliards de francs CFA.

Toutefois, le décalage entre les moyens annoncés et la réalité vécue par les populations demeure au cœur des interrogations. Les investissements nécessitent du temps pour produire leurs effets, mais la répétition des coupures entretient une attente forte de solutions visibles à court terme.

Un défi politique et social majeur

La crise de l’eau et de l’électricité constitue désormais un enjeu qui dépasse le cadre de la SEEG. Elle touche à la crédibilité de l’action publique et à la capacité des autorités à garantir des services essentiels.
L’UDB tente ainsi de transformer une crise opérationnelle en chantier de réforme, en appelant à une amélioration rapide de la gouvernance et des performances. Reste à savoir si les mesures annoncées permettront de réduire durablement les perturbations et de restaurer la confiance des usagers.

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